La WWF tire la sonnette d’alarme quant à la dramatique diminution voire quasi-disparition des tigres de la région du Mékong. En 12 ans, le nombre de tigre a baissé de plus de 70 %. Les populations de tigres sauvages qui sont concentrés au Cambodge, au Laos, en Thaïlande et au Vietnam sont passées de 1200 spécimens en 1998 à seulement 350 en 2009.
Selon le représentant de la WWF en Asie du sud-est, si aucune mesure énergique n’est prise rapidement l’espèce du tigre du Mékong pourrait s’éteindre complètement d’ici 2020. Les raisons principales de cette disparition sont la forte demande de la Chine qui utilise certaines parties de son corps pour la médecine traditionnelle mais aussi à cause de la destruction de son habitat naturel.
Ce problème devrait être débattu au prochain sommet de l’ASEAN à Hua Hin en Thaïlande, espérons que des mesure importantes de protection du tigre soit prisent dans les plus brefs délais.
Un villageois thaïlandais qui pêchait dans la mangrove, près des îles de Tarutao, a eu une surprise énorme en découvrant dans son filet une très grande tortue jamais observée jusqu'à lors. Cette espèce extrêmement rare appelée terrapin des mangroves n'avait pu être examinée depuis plus de 30 ans en Thaïlande et dans le monde. On la croyait en fait disparue. Comprenant que cet évènement était rare, le villageois contacta des membres de l'association de protection des espèces menacées la WWF, qui a une antenne en Thaïlande, sur la côte de Phang Nga, à quelque 800 kilomètres de la capitale, Bangkok. "En Thaïlande, cette espèce est considérée comme gravement menacées d'extinction et est classée de façon similaire au Cambodge, au Vietnam et en Malaisie, a déclaré le Dr Chavalit Vidthayanon, un biologiste marin de WWF Thaïlande. Il a ensuite ajouté: "Dans le passé, les villageois pouvaient capturer plusieurs milliers de ces congénères pour se nourrir de leurs œufs et de leur viande."
Aujourd'hui la population des terrapins des mangroves a été considérablement réduite à cause de la chasse, du ramassage d'œufs, de la destruction de son habitat naturel et enfin en raison des noyades accidentelles dues aux filets de pêche.
La femelle terrapin des mangroves qui a été trouvée pesait 28 kg et mesurait plus de 50 cm de longueur, elle était très probablement entrain de monter sur la plage pour y faire son nid. WWF Thaïlande envisage d'élaborer un projet visant à protéger les sources du Klong Tum, où le terrapin a été découvert ainsi que de récupérer le plus grand nombre d'œufs possible afin qu'ils éclosent dans les meilleures conditions et remettre ainsi les jeunes tortues à l'eau.Cette espèce vit dans les ruisseaux et les estuaires sur la côte d'Andaman, du Bangladesh, du Myanmar, de la Thaïlande, de la Malaisie, sur l'île de Sumatra en Indonésie, ainsi que dans la mer de Chine du sud, dans le golfe de Thaïlande, le Cambodge et le Vietnam. Ils se nourrissent de bourgeons et de gousse de graine de palétuviers et autres arbres côtiers mais aussi de crevettes et de crabes.
Morphologiquement ils ont un museau relevé et leurs pattes sont palmées avec seulement quatre griffes. Leurs corps et leurs carapaces sont brun noir. La période de ponte s'étale de novembre à janvier, période au cours de laquelle les femelles se rendent sur des bancs de sable au bord des rivières. Ces dernières peuvent pondre plus de 20 œufs qui ont une période d'incubation d'environ deux mois.
Pour en savoir plus:
Radda Larpnun, Directrice des communications
WWF Thaïlande
Tel: +66 2524 6168, poste. 113
Email: raddal@wwfgreatermekong.org
Le dauphin de l'Irrawaddy (Orcaella brevirostris) fait parti de la triste liste des 10 espèces les plus menacées d'extinction dans le monde, avec moins de 80 spécimens dans le fleuve Mékong et moins de 1000 dans le monde selon la WWF. En Asie du sud-est quelques individus ont été observés sur une petite section du fleuve Mékong aux abords du Cambodge, de la Thaïlande, du Laos et du Vietnam. L'année dernière, les autorités cambodgiennes ont décidé de lancé une grande campagne de protection des dauphins de l'Irrawaddy visant à interdire les filets de pêche dans certaines zones habitées par le mammifère marin mais malheureusement ces mesures n'ont pas réduit le taux de mortalité. Touch Seang Tana, le président de la Commission pour la conservation des dauphins du Mékong a déclaré : « Les facteurs principaux menant à l'extinction étaient du à la pêche intensive ce qui a pour effet la raréfaction des poissons du fleuve qui servent d'alimentation aux dauphins, les filets de pêche qui les piègent mais aussi l'augmentation de la température de l'eau du fleuve Mékong et sa pollution qui affecte ses capacités reproductives. Les dauphins sont en effet très sensibles aux changements dans leur environnement tels que la température et la qualité de l'eau».Ce dauphin d'eau douce est très difficile à observer dans son milieu naturel, il possède un large melon avec une tête ronde et émoussée. Sa nageoire dorsale est courte, peu légèrement arrondie et triangulaire. Il ressemble un peu au beluga et peut atteindre plus de 2 mètres de longueur pour un poids de 100 kg. Sa peau est de couleur claire avec une coloration blanche sur les parties inférieures.
Le dauphin est un animal sacré en Thaïlande, au Laos, au Cambodge ou au Vietnam, certains groupes d'individus aident les pécheurs à rabattre les poissons dans les filets. Pour les protéger, les pays membres de la CITES (Convention sur le ommerce international des espèces menacées) ont signé un accord visant à bannir le commerce à but lucratif des dauphins de l'Irrawaddy.